Mon voyage en 20 photos

Aujourd’hui est mon dernier jour de voyage, cela fait maintenant plus de 10 semaines que je suis partie… Je m’envole cet après-midi pour Mexico, j’en profite pour revenir rapidement, en photos, sur ce grand périple !

1. Les chutes d’Iguazu, Foz do Iguaçu, Brésil

Une des premières étapes de mon voyage a été aux chutes d’Iguazu… ou plutôt d’Iguaçu car j’ai commencé par le côté brésilien, que l’on voit sur cette photo. Je m’attendais à quelque chose de fou, et je n’ai pas été déçue ! Je me suis sentie toute petite face à ces gigantesques et puissantes cascades… Le lendemain je visitais le côté argentin, différent mais tout aussi impressionnant !

2. Pingouin Magellan, Punta Tombo, Argentine

Première journée en Patagonie dans la réserve de Punta Tombo où des millions de pingouins Magellan viennent chaque année pondre. Nous nous sommes promenées dans la réserve, entourées de ces minuscules pingouins avançant sans crainte au milieu des humains qui s’y promènent… Magique !

3. Marcher sur le glacier Perito Moreno, Argentine

Chaussées de crampons, avec Charlotte et Hanna, nous sommes allées nous promener sur le Glacier Perito Moreno, probablement un des glaciers les plus célèbres du monde. On était heureuses comme des gosses, sous un soleil resplendissant !

4. Trek jusqu’à la Laguna de los Tres, aux pieds du Fitz Roy, près d’El Chalten, Argentine

Plus de 25 kilomètres de trek ce jour là, avec des dénivelés à faire pâlir les plus motivés… Mais on l’était, motivées ! La première partie du trek se termine dans la neige, la lagune est encore gelée, mais toute la splendeur de la Patagonie est là, la cordillère des Andes, le Fitz Roy… et l’aiguille Saint Exupéry ! On renomme ce trek dans « Mon Fitz ma bataille » et ça nous fait bien rire. La fatigue ?

5. Trek jusqu’à la Laguna Torre, près d’El Chalten, Argentine

Le lendemain du trek décrit ci-dessus, pleines de courbatures on décide quand même de s’élancer dans l’autre « gros trek » du coin. Il nous paraîtra bien facile et on le bouclé plus rapidement que prévu, mais la beauté de la lagune que l’on atteint n’est pas moins belle que prévue, bien au contraire. Une lagune qui fond, on n’avait jamais vu, et c’est vraiment pas mal…

6. Cinq jours de trek dans le parc national Torres del Paine, Chili

Équipées comme jamais on attaque pour la première fois de nos vies un trek de cinq jours en autonomie totale. On ne sait pas à quoi s’attendre niveau météo, la Patagonie étant connue pour ses grands caprices climatiques… Au final, énormément de chance, grand soleil pendant quatre jours et demi… Puis de la neige (pourquoi se contenter de pluie ?). Cinq jours extrêmement fatiguants, physiquement comme mentalement, mais si c’était à refaire on y retournerait sans hésiter. Cinq jours au milieu de paysages à couper le souffle, durant lesquels se succèdent les points de vue qui font oublier le poids du sac et les muscles qui rendent l’âme ! 

7. Survoler Ushuaia à la tombée du jour, Argentine

On a eu la chance de survoler Ushuaia en tout petit avion, Charlotte, moi et « notre » pilote. On vole entre le Mont Olivia et les montagnes autour, le soleil le couche et le ciel s’enflamme, le canal de Beagle et le phare Les Eclaireurs sont plutôt pas mal vus de haut…

8. Flamant rose au Salar de Atacama, près de San Pedro de Atacama, Chili

Le jour se lève à peine, l’eau du Salar est encore calme et un des nombreux flamants roses qui y sont est en train de manger… Le reflet est presque parfait ! Je suis maintenant dans le nord du Chili, en train d’explorer la région autour de San Pedro de Atacama, l’endroit le plus sec du monde.

9. Laguna Colorada, Sud Lipez, Bolivie

Maintenant en Bolivie, en route vers le Salar de Uyuni les paysages sublimes se succèdent mais ne se ressemblent pas… Ici une lagune rose, au petit matin.

10. Salar de Uyuni, Bolivie

On y est ! Le plus grand Salar du monde, et un des endroits qui me fait rêver depuis des années. Nelly est arrivée, la deuxième partie de mon voyage commence, et on immortalise nos retrouvailles dans ce bel endroit…

11. Descendre à vélo la route la plus dangereuse du monde, près de La Paz, Bolivie

Cette route à flanc de falaise dévale des centaines de mètres d’altitude sur quelques kilomètres, la végétation est luxuriante, la route en terre battue est mouillée par les petites cascades qui s’y échouent… Et nous on la descend en VTT !

12. Coucher de soleil sur le lac Titicaca, Copacabana, Bolivie

À la frontière entre la Bolivie et le Pérou, le lac Titicaca est le plus haut lac navigable du monde ! On termine notre séjour en Bolivie dans la ville de Copacabana, et notre hôtel sur les hauteurs de la ville nous offre des couchers de soleil imprenables sur le port.

13. Monastère Santa Catalina, Arequipa, Pérou

Nous voilà maintenant au Pérou, et je tombe littéralement amoureuse du Monastère Santa Catalina…

14. Salineras de Maras, près de Maras, Pérou

Dans la Vallee sacrée, on découvre les Salineras de Maras, une des plus grosses productions de sel du pays. Des centaines de bassins de sel, enclavés dans une vallée verdoyante… Superbe !

15. Machu Picchu, Pérou

J’en rêvais depuis des années, j’ai encore du mal à réaliser que j’y étais ! La splendeur de ce lieu est bien réelle, on découvre l’histoire supposée de sa construction, on se balade au milieu des ruines… Une journée magique.

16. Oasis de Huacachina, Pérou

Après plusieurs semaines en altitude et dans le froid, on n’est pas mécontentes de se mettre en shorts et tongs ! On découvre l’Oasis de Huacachina, on va faire du sandboarding dans les dunes de sables du désert qui l’entoure, on redécouvre avec joie le soleil… Le bonheur !

17. Réserve nationale de Paracas, Pérou

On loue des VTT puis partons explorer la réserve de Paracas, pas vraiment plat comme on pensait, le soleil brille et nos cuisses brûlent ! On découvre une incroyable plage de sable rouge, et des falaises à perte de vue.

18. Pingouins Humboldt, Islas Ballestas, Pérou

Passion pingouins épisode 2, au Pérou maintenant ! Ici ce sont des pingouins de Humboldt et il y en a beaucoup moins qu’à Punta Tombo mais ils sont tout aussi mignons.

19. Trek jusqu’à la Laguna 69, près de Huaraz, Pérou

On reprend les bonnes habitudes de trek, j’avais un peu oublié… J’avais découvert cette lagune sur Instagram quelques mois avant mon départ, et j’avais décidé que j’irai coûte que coûte. Alors après un départ à 5h du matin, 2h de bus et 3h de marche, quand j’arrive en face de cette lagune… J’oublie tout ça, et je resté bouche bée devant la beauté de ce paysage. Malheureusement, aucune de mes photos n’arrive à la cheville de la splendeur de cette lagune, mais ça vous donne une idée…

20. Huanchaco, Pérou

Après dix grosses semaines de voyage en restant en moyenne deux nuits à un endroit, je suis contente de terminer cette aventure au bord de la mer, dans le nord du Pérou… Je pensais faire du surf mais l’eau est vraiment trop froide alors je préfère bronzer et lire tranquillement sur la plage !

En Bolivie : découvrir le lac Titicaca

Notre dernière étape en Bolivie sera autour du plus haut lac navigable du monde, dont le nom nous faisait bien rire enfants… Le lac Titicaca ! À la frontière entre la Bolivie et le Pérou, le lac culmine à 3812 mètres d’altitude et s’étale sur environ 8400 kilomètres carrés (rien que ça). Faute de temps, nous n’avons pu explorer que le côté bolivien : Copacabana et l’Isla del Sol.

COPACABANA

Sur les berges du lac Titicaca, la très animée Copacabana compte environ 6000 habitants. Jadis lieu sacré inca, elle conserve aujourd’hui une importance religieuse tant pour le Pérou que pour la Bolivie, car on y célèbre la Vierge de Copacabana (sainte patronne de la Bolivie). Toute l’année on y vient bénir son véhicule devant la cathédrale, en la décorant de fleurs et de babioles d’un goût irréprochable, avant de l’arroser de mousseux et de la faire bénir par un prêtre…

L’année est rythmée par les célébrations religieuses rassemblant de nombreux croyants des deux pays, notamment le 5 août avec un pèlerinage gigantesque.

La ville est par ailleurs très prisée par les touristes, beaucoup d’hôtels et de restaurants dans toute la ville ainsi que de nombreuses agences de tourisme, de transports… Difficile de rester coincé la bas, la ville est faite pour les touristes ! Nous avions un hôtel génial (La Cupula) avec jardin et vue panoramique sur la ville et le port, et même un jacuzzi et des alpacas… Alors on en a bien profité, admirant les couchers de soleil depuis notre demeure ! Nous n’avions pas énormément de temps à Copacabana, mais n’avons pas l’impression d’avoir raté quelque chose de phénoménal : la ville semble être le point de départ pour aller explorer les îles du soleil et de la lune, et aussi un lieu de repos pour backpackers.

ISLA DEL SOL

Nous avions prévu une journée et une nuit pour découvrir l’Isla del Sol, et sommes donc parties avec un bateau à 8h30 qui nous emmène au nord de l’île. Nous arrivons vers 11h dans le petit port, tout est fermé, on doit attendre midi pour déjeuner quelque chose…

Après une truite baignant dans l’huile (Odeline Fion aurait été ravie) notre millième soupe au quinoa, nous partons en direction de la pointe nord de l’île où se trouvent quelques ruines incas dont un labyrinthe, le « palacio del inca » ou « ruines de Chinkana » :

Nous prenons ensuite le sentier inca en direction de Sud, très simplement nommé « Route Sacrée de l’Éternité du Soleil » (les incas avaient le sens de la formule). Pendant environ 7 kilomètres, nous marchons le long de ce sentier, croisant régulièrement lamas et moutons. De toutes parts, de superbes panoramas sur le lac Titicaca, et sur la cordillère royale en arrière plan.

Arrivées au village de Yumani au sud de l’île, nous trouvons un petit logement pour 3,5 euros chacune la nuit (on ne sortira pas ruinées de notre excursion…) puis allons dîner dans un restaurant offrant une vue panoramique sur le coucher de soleil. Au menu : soupe de quinoa… On complète avec un mojito !

  •  Isla del Sol : entre 20 et 25 Bs en fonction de la compagnie et de la destination sur l’île 
  • « Péages » sur l’île : environ 40 Bs pour le trajet nord-sud (15, 15 et 10 – prévoir de la monnaie)

Nous repartons le lendemain en bateau en direction de Copacabana, où nous passons l’après midi et la nuit avant de nous diriger en bus vers notre prochaine étape : Arequipa !

En Bolivie : que faire à La Paz ?

Culminant à 4000m d’altitude, La Paz se targue du titre de la plus haute capitale du monde… Bien qu’elle ne soit pas la capitale bolivienne ! Ici, l’altitude mêlée à la pollution rendent les promenades assez sportives, car toutes les rues sont pentues. Bien que ce ne soit pas la plus jolie ni la plus intéressante ville de Bolivie, elle vaut le détour. Voici ce qui nous semble être les huit meilleures choses à faire lors d’un court séjour à La Paz :

#1 Musée national d’ethnographie et de folklore

Ce musée, très recommandé par le Routard, ne nous a pas déçues loin de la… Très moderne et bien organisé, les collections sont variées et bien mises en valeur. Plusieurs salles thématiques : histoire de la Bolivie, numismatique, plumes, bonnets, masques, mines… Nous avons eu la chance d’avoir une visite guidée en français (gratuite) avec un guide passionné qui nous expliquait les différentes pièces en nous donnant des éléments de contexte. La visite dure entre une et deux heures en fonction de votre rythme, et met en perspective les autres villes/sites en Bolivie. À faire absolument !

  • 20 Bs pour les étrangers, visite guidée gratuite et possible en français

#2 Le marché des sorcières

En plein centre de La Paz on trouve le Mercado de las Brujas, littéralement le marché des sorcières. Bien qu’aujourd’huice quartier soit touristique, ce sont principalement les boliviens qui viennent ici acheter les potions qui soignent tout (potions pour attirer l’être aimé, potions pour attirer les clients dans son magasin…), les amulettes, les fœtus de lama pour enterrer sous leur maison (en Bolivie impossible de construire une maison sans mettre un fœtus de lama dessous, en offrande à la Pacha Mama !), ou encore pour venir se faire lire l’avenir par une cholita (les célèbres boliviennes en tenue traditionnelle avec un petit chapeau melon) dans des feuilles de coca. On trouve des stands dans la rue mais aussi des petites boutiques, tous vendent plus ou moins la même chose, les touristes sont les bienvenus et les vendeurs ont eu la patience de nous expliquer à quoi toutes les choses servaient… Assez marrant, et de quoi ramener quelques souvenirs originaux en France !


#3 Mi Teleferico

Le meilleur moyen de découvrir La Paz ? Le téléphérique ! Construit en 2014 il compte aujourd’hui 3 lignes, et plusieurs autres en construction. Ils permettent d’accéder aux hauteurs de la ville pour 3 Bolivianos, et de profiter de très belles vues sur la ville depuis le téléphérique. Nous avons pris la ligne rouge depuis le cimetières jusqu’à El Alto, mais nous avons lu qu’il était aussi très sympa de prendre la jaune puis la verte.

  • 3 Bs par trajet



#4 Descendre à vélo la route la plus dangereuse du monde

C’est sûrement la raison pour laquelle un grand nombre de backpackers pose son sac à dos quelques jours à La Paz… La « route de la mort » ou « route la plus dangereuse du monde » mérite tristement son nom car jusqu’à ce qu’on construise une vraie bonne route il y a une dizaine d’années, toutes les voitures, bus et camions empruntaient cette route à flanc de falaise sur une soixantaine de kilomètres pour descendre jusqu’à Coroico. On comptait des dizaines d’accidents par an, et c’était de loin la route la plus meurtrière du monde (l’état des véhicules en Bolivie ne devait pas aider non plus…). Aujourd’hui, elle n’est empruntée que par les gens qui vivent dans les villages aux abords de cette route, et par les touristes qui la descendent à vélo. Une autre route, asphaltée et sûre, a été construite depuis et est empruntée par la majorité des véhicules. La construction de cette nouvelle route a permis de développer une nouvelle activité touristique à La Paz… Descendre cette route à vélo ! Après nous être bien renseignées (on n’était pas spécialement rassurées sur la sécurité de l’expédition !) nous avons décidé de nous lancer…

L’agence que nous avons choisie la veille passe nous prendre à notre hostel vers 8h, nous partons en minibus jusqu’à « La Cumbre », le lieu de départ de notre descente à vélo. Nous sommes 8 : 5 français (…), un allemand, un australien et un costa ricain. On nous équipe, casque intégral et protections coudes/genoux, veste et pantalon, et nous découvrons nos vélos double suspension spécialement adaptés à la route. Après avoir bien vérifié les freins, nous commençons notre descente sur la première section, qui est asphaltée donc la descente est tranquille et nous permet de nous habituer aux vélos. Nous arrivons alors au début de la vraie route de la mort, prenons un petit snack puis nous lançons… Terre, graviers, pierres, poussière, tout est la ! Les vues sont incroyables, la végétation est luxuriante, c’est genial. Nous passons sous quelques petites cascades en vélo, notre guide faisant le reporter photo/vidéo on peut garder nos mains sur le guidon (et sur les freins…) en descendant. Au total, la descente durera environ 3 heures, je me fais quelques petites frayeurs mais ne tombe pas ! Nous croisons quelques camions en route, dont un qui transporte des feuilles de coca, cultivées ici en bas de la vallée. Nous arrivons alors en bas de la route et allons déjeuner au bord d’une piscine, nous sommes à environ 1000m d’altitude l’ambiance est tropicale cela nous change ! La journée passe vite, il est deja l’heure de rentrer à La Paz (en prenant la nouvelle route évidemment). Nous récupérons alors notre T-shirt souvenir et un DVD contenant photos et vidéos de notre journée sportive !


  • Agence Barro Biking, 400 Bs pour un vélo double suspension, tour tout inclus sauf 50 Bs par personne de frais d’accès à la route

#5 Prendre un fika au Cafe del Mundo

Le fika est la célèbre pause sucrée suédoise, et le Cafe del Mundo notre restaurant/café préféré à La Paz… Comme c’est tenu par un suédois, c’est une bonne occasion de prendre le fika, ou alors de goûter leurs plats qui sont tous délicieux ! Ouvert de 6h30 à 22h et disposant d’un très bon wifi, l’endroit parfait pour se poser à n’importe quel moment de la journée. Le scandinavian berry bowl et la soupe au quinoa sont des valeurs sûres, et ils ont de vraies machines à café (un luxe en Bolivie).

#6 Découvrir La Paz avec des jeunes locaux

Tous les jours à 11h et 14h, part de la place San Pedro un « walking tour » organisé par l’association Red Caps, et qui permet de faire un tour de la ville en ayant des explications et anecdotes données par de jeunes bolivien(ne)s, généralement en anglais. Le tour dure un peu moins de 3h et est une des manières les plus sympathiques de découvrir la ville !

  • Coût fixe de 20 Bs par personne (il est désormais interdit d’organiser des tours gratuits en Bolivie) qui sert à payer les taxes + pourboire qui sert de salaire aux guides

#7 Assister à un combat de cholitas

Nous n’avons malheureusement pas pu le faire car nous avons fait la route de la mort un jeudi, et sommes arrivées trop tard à La Paz… Mais, de manière unanime, les gens que nous avons croisés et qui y sont allés ont adoré ! Des cholitas en tenue traditionnelle qui se « battent » de manière assez chorégraphiée, à la manière de la Lucha Libre au Mexique… Le public est à fond, l’ambiance électrique, si nous avions pu y aller nous y serions clairement allées !

  • Jeudi et dimanche soir, à 18h30, le quartier n’étant pas très sur il nous a été recommandé d’y aller avec un tour organisé (nombreuses agences)

#8 Se craquer totalement sur l’artisanat

En Bolivie, on trouve énormément d’artisanat coloré et on a rapidement envie de tout acheter… À La Paz, il y a des boutiques d’artisanat tous les deux mètres, proposant plus de variété que ce que nous avions vu à Potosi et Sucre. Difficile de ne pas se laisser tenter… Entre toutes les nappes, pulls en alpaca, peluches lama en vrai laine de lama, magnets et amulettes en tous genres, c’est le bon moment de remplir sa valise (ou de la faire exploser si elle est deja pleine…). C’est aussi le moment de tenter des choses nouvelles en termes de style… Je vous présente ma nouvelle veste bolivienne ainsi que mon nouvel ami alpaca !

En Bolivie : la mine de Potosi

Potosi est la ville de plus de 100000 habitants la plus haute du monde (4090m d’altitude) et on le sent en arrivant ! Dominée par le Cerro Rico, la « montagne riche » dans laquelle se trouve la mine, elle s’étend sur une colline et offre de jolies rues pavées et façades, empreintes de son histoire. En effet, Potosi a été au 17ème siècle la ville la plus peuplée du monde (devant Paris, Londres, Séville…) et disposait d’énormes richesses grâce à sa mine, dont vient l’expression « C’est le Pérou ! » : le gisement le plus fabuleux de tous les temps appartenait en effet à la vide royauté du Pérou a l’époque coloniale. Mais, Potosi est aujourd’hui plutôt une triste empreinte du pillage colonial, l’exploitation de la mine ayant été gérée par les espagnols pour lesquels les boliviens devaient y travailler 6 mois par an sans rien gagner en échange. Toutes les richesses partaient alors vers l’Espagne… Des millions de mineurs en sont morts, mais la mine est encore exploitée : on estime à 6000 le nombre de personnes qui y travaillent encore, regroupés en coopératives de mineurs. Les mineurs ont une espérance de vie plus faible que le reste de la population, mais comme leurs salaire est bien supérieur à celui des autres boliviens, des gens continuent d’y travailler. La mine a tellement été exploitée qu’aujourd’hui le coût d’extraction est supérieur au cours des minéraux, notamment de l’étain, l’activité de la mine est donc en plein déclin.

Il est aujourd’hui possible de visiter ces mines, et d’y rencontrer des mineurs. Nous avions lu beaucoup de choses avant d’y aller, beaucoup de critiques notamment sur le côté « voyeurisme » de la chose, sur l’exploitation de la misère pour en faire du tourisme… Nous nous étions donc renseignées sur les différentes possibilités s’offrant à nous, car en effet certains tours présentent la chose comme une activité touristique banales alors que d’autres, notamment celle que nous avions choisie (Big Deal Tours), sont gérées par des anciens mineurs et organisent la visite de manière assez éducative, dans le respect des mineurs et de leurs conditions de travail, tout en leur versant de l’argent qui sert à financer « l’arbre de Noël » des mineurs durant lequel sont distribués des vivres aux familles des mineurs de la coopérative.

Avec Wilson notre guide
Nous partons donc en début d’après midi avec Wilson, ancien mineur qui a travaillé 25 ans dans cette mine avant de devenir guide. Quand on lui dit qu’on est françaises, il est trop content et nous lâche un « C’est de la bombe bébé ! » puis un « C’est parti mon kiki » – on n’est clairement pas les premiers français à passer ici ! On nous équipe alors de bottes en caoutchouc, pantalon et veste de protection, ainsi que d’un casque armé d’une lampe. Wilson nous explique alors le fonctionnement des coopératives, pour lesquelles il faut d’abord travailler sans en faire partie afin de montrer son efficacité et sa capacité à travailler en groupe sans provoquer de problèmes, puis les membres de la coopérative se réunissent afin de décider de l’intégration (ou non) du mineur a la coopérative. Le cas échéant, il doit s’acquitter d’environ 3-4 mois de salaire (variable selon les coopératives) pour en faire partie. Salaire qui d’ailleurs est très variable, Wilson nous l’a dit et redit, ce dont un mineur à le plus besoin c’est de la chance car il n’est pas payé au nombre d’heures travaillées, mais à la qualité et à la quantité de ce qu’il extrait : des laboratoires chimiques analysent les extraction pour déterminer la quantité de minéraux présente. Les mineurs doivent par ailleurs s’acheter eux mêmes leur matériel (vêtements de protection, dynamite, chariots, brouettes…).

Feuilles de coca et alcalinisants
Nous commençons par un arrêt au marché des mineurs afin d’acheter des « cadeaux » pour les mineurs : Wilson nous recommande d’acheter des feuilles de coca avec du soda (les seuls aliments/boissons ingérés par les mineurs pendant leur travail) et/ou de la dynamite. Il en profite pour nous expliquer comment est consommée la coca : sur la photo ci-dessous, on voit un bol de feuilles de coca ainsi que plusieurs petites pierres ressemblant à de la craie. Ce sont des alcalinisants permettant d’accélérer l’action des feuilles de coca. On place une par une dans la joue cinquante de ces feuilles de coca, sans les mâcher : la salive servira à activer les feuilles et à libérer les alcaloïdes notamment. Ceci sert aussi de repère aux mineurs, qui n’ont pas de montre : une cinquantaine de feuilles de coca dure environ 4 heures : cela lui permet de savoir quel moment de la journée il est.

Nous partons alors en direction de la mine, Wilson nous dit de ne surtout rien toucher car il y a beaucoup de produits toxiques, et que si jamais nous touchions quelque chose, surtout ne pas se mettre les doigts dans la bouche ou dans les yeux… On suit les rails des wagonnets, on patauge dans des flaques de composition inconnue, on se penche pour passer dans les tunnels, des câbles passent au dessus de nos têtes, l’air devient chaud on sent la poussière remplir nos poumons, bientôt cela devient irrespirables et on a vraiment très chaud… Nous rencontrons un premier mineur, cela fait environ 7-8 heures qu’il est la aujourd’hui, Wilson nous le présente puis nous lui donnons quelques uns des cadeaux achetés plus tôt au marché. On a bien conscience que cela ne change pas leur vie, mais si cela peut changer au moins une journée… On réalise à quel point les conditions de travail sont inhumaines, mais aussi grâce aux informations de Wilson on comprend que cela reste nécessaire pour grand nombre de familles à Potosi, tant leurs revenus en sont dépendants. En avançant un peu plus loin dans la mine nous rencontrons d’autres mineurs, qui travaillent en groupe (ce qui est très fréquent). Nous sommes avec un couple de danois et un couple de suédois, les deux mecs mesurent environ 2m et chaussent du 46, les mineurs sont fascinés (ici les hommes mesurent plutôt entre 1,60 et 1,70m !) et leurs font quelques blagues… Ils nous racontent alors un peu leur travail, leur famille, depuis combien de temps ils travaillent ici… On leur donne les cadeaux qu’il nous reste puis les laissons retourner à leur travail pour ne pas abuser de leur temps. 

Nous retournons alors sur nos pas et retrouvons « El Tio » : cette divinité est le dieu des mineurs, c’est le mari de la Pacha Mama (la divinité des montagnes, la plus importante ici dans les Andes). Les espagnols durant la colonisation le présentent aux mineurs comme le diable, celui qui va les punir s’ils ne travaillent pas bien, ils l’appellent « Dio » (dieu en espagnol) mais comme le son « D » n’existe pas dans la langue quechua, avec le temps cela se transforme en « T » et devient « Tio ». On trouve dans la mine plusieurs « Tio », comme sur la photo ci dessous. Une fois par mois environ les mineurs viennent voir le Tio et lui faire des offrandes (feuilles de coca, alcool à 96 degrés, charrettes…) pour lui demander de les aider dans leur travail. En particulier, l’offrande d’alcool pur (ils en versent quelques gouttes sur le Tio, en boivent deux gorgées puis laissent la petite bouteille) sert à demander de trouver des minéraux aussi purs que cet alcool. Car comme nous l’a dit et répété Wilson, ce dont ont besoin les mineurs c’est avant tout de la chance… 

El Tío
Nous sortons alors de la mine, épuisés autant physiquement que moralement par ce que nous venons de vivre. En sortant de la mine, nous avons une très belle vue sur la ville mais surtout nous sommes entourés de déchets, une autre image de Potosi…

Wilson nous emmenée alors à l’usine de traitement des minéraux, ici encore les conditions de travail sont très dures, tout est très toxique et paraît tellement vétuste… Et malheureusement pour la Bolivie, elle ne possède les infrastructures que pour les premières étapes du processus, soit la séparation minéraux/déchets. Ensuite, tout part au Chili, afin de séparer et de purifier les minéraux… Donc quand la Bolivie veut racheter ces minéraux, elle doit payer le prix fort alors même qu’elle en est à l’origine. Beaucoup de débats ont lieu sur ce sujet, ici à Potosi les mineurs ne comprennent pas que le gouvernement d’Evo Morales ne cherche pas à résoudre ce problème.

Usine de traitement-tri

L’après midi s’achève alors, nous quittons Wilson et le remercions pour nous avoir fait découvrir la mine de Potosi, son histoire et son actualité, tout est encore très frais dans nos têtes on ne réalise pas vraiment ce que l’on vient de voir/vivre. Avec un peu de recul maintenant, on comprend les critiques qui sont faites à l’égard de ce tour mais j’imagine que tout dépend dans quelles conditions cela est fait, nous sommes pour notre part tombées sur une agence vraiment sérieuse et respectueuse et si c’était à refaire, nous le referions.

En Bolivie : cap vers le Salar de Uyuni

Réveil 7h, on apprend l’élection de Trump et on a du mal à y croire… Mais pas vraiment le temps de lire les réactions, le bus de l’agence va passer nous prendre à 7h30 on doit boucler nos affaires ! Car nous partons aujourd’hui pour trois jours d’expédition, dans un nouveau pays : la Bolivie !

Jour 1 : passer la frontière et découvrir nos premières lagunes boliviennes

Je commence à le savoir, les grèves sont au Chili un sport national, et encore une fois les agents de la frontière sont en grève… Nous passerons donc plusieurs heures à attendre notre tour à la frontière (le flux est volontairement limité) pour quitter le Chili. Une fois en Bolivie, pas de grève, le poste de douane est une sorte de cabanon dans le désert et les formalités d’entrée se réalisent rapidement. Nous sommes alors répartis en petits groupes dans les 4×4, nous nous retrouvons avec Daniel un jeune allemand de Dortmund, et Hannelore et Thomas un couple de grands parents eux aussi allemands, de Leipzig. De quoi me remettre gentiment à l’allemand… Nous faisons alors la connaissance de Jimmy, qui sera notre chauffeur pour ces trois jours.

Nous chargeons nos affaires sur le toit (on est bien contentes d’avoir des grands allemands pour nous aider à soulever nos sacs !) puis partons en direction de notre première étape de la journée : la Laguna Blanca. Comme son nom l’indique, cette lagune est blanche, à cause du Borax présent dedans (et non du sel). Nous allons ensuite voir la Laguna Verde, qui est plutôt bleue, mais superbe ! L’altitude commence à se faire ressentir, nous sommes à 4500m et il y a beaucoup de vent. Autour de nous, les dimensions sont celles d’un autre monde, tout est si grand… Et si beau !

Nous partons ensuite en direction du Désert de Dali, en référence au célèbre peintre espagnol. Bien qu’il ne soit à ma connaissance jamais venu ici, la ressemblance entre les paysages et certaines de ses œuvres a conduit à nommer ce lieu ainsi. Il est alors l’heure d’enfiler nos maillots de bain pour aller se réchauffer dans les piscines thermales, bien chaudes, au milieu d’un décor de rêve : on est trop contentes ! On retombe sur les Suisses que j’avais rencontré à Buenos Aires, puis sur les Françaises rencontrées à San Pedro, petit monde ! On part alors voir des geysers, ils sont moins impressionnants que ceux del Tatio que nous avons vus hier mais de voir autant de paysages différents en une seule matinée nous laisse rêveuses ! Il est alors quasiment 14h, nous nous rendons à notre logement de ce soir afin d’y déjeuner (saucisse-purée, un hit dans le monde entier) puis après un peu de repos et du thé de coca pour nous aider avec le mal d’altitude, nous partons en direction de notre dernière étape de la journée : la Laguna Colorada. Une gigantesques lagune teintée de rose, peuplée de millions de flamants roses (jusqu’à 10 millions en été !) et de quelques lamas. C’est magique, la couleur de l’eau est à peine croyable…

Retour ensuite à notre hébergement, petit tea time et repos avant de passer à table pour le dîner, soupe de légumes et spaghettis-tomates puis pêche au sirop, bien au dessus de nos espérances ! Le logement est assez spartiate, pas de chauffage ni de douches, 2h d’électricité par jour, et une chambre pour nous 5 (heureusement, personne ne ronflait !). La nuit s’annonce gelée, on s’engouffre dans nos sacs de couchage sous nos draps, couvertures et couettes, puis nous endormons à 21h.

Jour 2 : lagunes, lagunes, lagunes !

Notre deuxième journée commence avec un réveil à 6h30 après une nuit bien fraîche… Nous petit déjeunons, chargeons le 4×4 puis montons en voiture. Nous commençons par aller voir un autre point de vue de la Laguna Colorada que nous avons découverte hier, toujours aussi belle…

Nous roulons ensuite dans le désert jusqu’à atteindre l’Arbol de Piedra, une formation rocheuse due au vent et à la sécheresse qui ressemble fortement à un arbre. Autour, d’énormes formations rocheuses dignes d’un décor de film, on s’amuse à grimper dessus et y prenons quelques photos.

Nous roulons ensuite vers les 4 lagunes qui constituent nos prochaines étapes, toutes si différents… Laguna Honda, Laguna Chiarkota, Laguna Hediona (littéralement, « qui pue ») et Laguna Canapa. Depuis le début, pas une lagune ne se ressemble, impossible de s’en lasser, on est sous le charme. Nous nous arrêtons déjeuner en route, puis continuons notre chemins en direction du Mirador Olllague, duquel nous apercevons un des plus hauts volcans de la région (plus de 6000m d’altitude, j’ai oublié son nom…).

La journée passe vite, on arrive sur les rails du train transportant l’argent depuis la mine San Cristobal jusqu’au Chili, mais comme il ne passe que 8 fois par semaine cela nous laisse le temps de jouer un peu sur les rails…

Vers 16h30 nous arrivons au «  » »village » » » (entre d’énormes guillemets) de San Juan, où nous allons passer la nuit dans un hôtel de sel. Bonnes nouvelles : il y a des douches, de l’eau chaude et nous avons une chambre juste pour nous deux ! Tout l’hôtel est en sel, les murs sont des briques de sel, le sol est en sel « en poudre », tout le mobilier est construit en blocs de sel, c’est assez marrant ! Après une bonne douche nous prenons le thé avec les allemands, j’arrive à parler (plus ou moins) avec eux en allemand, ça revient peu à peu ! Nous nous reposons ensuite jusqu’au dîner, durant lequel nous aurons le droit à une bouteille d’un très bon vin rouge chilien : bonheur absolu.

Jour 3 : enfin, le Salar de Uyuni

Après un départ à 4h30, nous arrivons au Salar de Uyuni pour le lever de soleil : un moment magique. Nous sommes alors sur la plus grande et la plus haute saline du monde, étendue de plus de 10.000 kilomètres carrés de sel allant jusqu’à 120m de profondeur. On y trouve aussi là plus grande réserve mondiale de Lithium, servant à fabriquer les batteries de téléphones et d’appareils photos, donc de gros enjeux économiques ici mais aussi de gros risques de pollution environnementale car son extraction est loin d’être neutre pour le Salar.

Après avoir admiré le lever du soleil dans ce beau décor, nous partons en direction de l’île Incahuasi… Oui, une île sans eau ! En effet, cette saline a d’abord été un lac, et cette île était le refuge des incas qui y venaient, d’où son nom. Elle abrite aujourd’hui un minuscule musée. Nous nous promenons sur l’île qui nous offre des vues surplombant le Salar. Puis, petit déjeuner et session photo avec le gigantesque drapeau français qui se trouve sur le parking avec quelques autres…

On part ensuite en plein milieu du Salar, pour les incontournables photos avec la célèbre perspective.

Et c’est alors que nous vivons le moment le plus comique de cette excursion… À nos pieds, deux trous d’environs 50 centimètres de diamètre par lesquels nous pouvons voir l’eau sous la croûte de sel et les cristaux qui s’y forment… Jimmy nous explique le phénomène de cristallisation, nous sommes autour d’un des deux trous, Nelly recule et… tombe en arrière dans l’autre trou !

J’entends le bruit, me retourne et la vois enfoncée jusqu’à la taille dans ce trou, les yeux tels ceux d’un écureuil pris dans les phares d’une voiture, et visiblement en totale incapacité d’en sortir, alors je fonce, la hisse hors du trou, elle me dit « ça va en fait elle est pas froide »… Elle est trempée jusqu’aux os, elle va donc se changer dans la voiture et on fait sécher ses vêtements au soleil, qui sont tellement salés qu’en séchant ils deviennent durs comme du carton !

Après cette aventure aquatique, nous prenons quelques photos…

Nous continuons notre exploration du Salar, visitions le très nul Museo de Sal (on ne le trouvait pas alors qu’on était dedans, c’est vous dire…) et prenons quelques photos des dizaines de drapeaux plantés à côté par les touristes y étant passés.

Nous sortons alors du Salar et déjeunons à côté d’un marché artisanal où nous achetons chacune une nappe typique bolivienne, puis partons voir le cimetière du train, encore une bonne occasion de faire quelques photos.

Nous arrivons alors à Uyuni, et attrapons un bus pour Potosi, notre prochaine étape bolivienne !