En Amérique du Sud : la vidéo du voyage !

C’est en réalisant que je commençais ce grand voyage en Amérique du Sud il y a presque un an que je me suis dit qu’il était vraiment temps de m’atteler au montage de la vidéo… Alors elle est là, toute fraîche, et en moins de 3 minutes je vous emmène avec moi visiter quelques uns des plus beaux endroits que l’Amérique du Sud a à offrir !

N’oubliez pas de cliquer sur « HD » pour profiter de la meilleure résolution d’image !

 

En Amérique du Sud : mon voyage en quelques chiffres…

Vous ne serez pas étonnés d’apprendre que j’avais un tableur Excel de compétition pour préparer mon voyage, et que je l’ai utilisé afin de suivre mes dépenses… En effet, en préparant mon voyage un des sujets pour lesquels j’ai eu le plus de mal à trouver des informations était celui du budget : combien prévoir pour chaque pays ? J’arrivais à trouver des données de coûts journaliers, mais sans la répartition des dépenses… Or, je savais que j’allais dépenser plus que la moyenne sur certains postes (avion/activités) mais que j’étais en mesure d’être très économique sur d’autres (logement/nourriture). Vous trouverez donc ci-dessous toutes ces infos, qui pourront vous être bien utiles si vous prévoyez un voyage en Amérique du Sud ! Tous les coûts sont en euros, avec le taux de change en vigueur lors de mon passage (automne-hiver 2016).

Et puis, comme c’est toujours intéressant de parler de lamas et de Pisco Sour, ils font aussi partie de la liste…

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Mon voyage en 20 photos

Aujourd’hui est mon dernier jour de voyage, cela fait maintenant plus de 10 semaines que je suis partie… Je m’envole cet après-midi pour Mexico, j’en profite pour revenir rapidement, en photos, sur ce grand périple !

1. Les chutes d’Iguazu, Foz do Iguaçu, Brésil

Une des premières étapes de mon voyage a été aux chutes d’Iguazu… ou plutôt d’Iguaçu car j’ai commencé par le côté brésilien, que l’on voit sur cette photo. Je m’attendais à quelque chose de fou, et je n’ai pas été déçue ! Je me suis sentie toute petite face à ces gigantesques et puissantes cascades… Le lendemain je visitais le côté argentin, différent mais tout aussi impressionnant !

2. Pingouin Magellan, Punta Tombo, Argentine

Première journée en Patagonie dans la réserve de Punta Tombo où des millions de pingouins Magellan viennent chaque année pondre. Nous nous sommes promenées dans la réserve, entourées de ces minuscules pingouins avançant sans crainte au milieu des humains qui s’y promènent… Magique !

3. Marcher sur le glacier Perito Moreno, Argentine

Chaussées de crampons, avec Charlotte et Hanna, nous sommes allées nous promener sur le Glacier Perito Moreno, probablement un des glaciers les plus célèbres du monde. On était heureuses comme des gosses, sous un soleil resplendissant !

4. Trek jusqu’à la Laguna de los Tres, aux pieds du Fitz Roy, près d’El Chalten, Argentine

Plus de 25 kilomètres de trek ce jour là, avec des dénivelés à faire pâlir les plus motivés… Mais on l’était, motivées ! La première partie du trek se termine dans la neige, la lagune est encore gelée, mais toute la splendeur de la Patagonie est là, la cordillère des Andes, le Fitz Roy… et l’aiguille Saint Exupéry ! On renomme ce trek dans « Mon Fitz ma bataille » et ça nous fait bien rire. La fatigue ?

5. Trek jusqu’à la Laguna Torre, près d’El Chalten, Argentine

Le lendemain du trek décrit ci-dessus, pleines de courbatures on décide quand même de s’élancer dans l’autre « gros trek » du coin. Il nous paraîtra bien facile et on le bouclé plus rapidement que prévu, mais la beauté de la lagune que l’on atteint n’est pas moins belle que prévue, bien au contraire. Une lagune qui fond, on n’avait jamais vu, et c’est vraiment pas mal…

6. Cinq jours de trek dans le parc national Torres del Paine, Chili

Équipées comme jamais on attaque pour la première fois de nos vies un trek de cinq jours en autonomie totale. On ne sait pas à quoi s’attendre niveau météo, la Patagonie étant connue pour ses grands caprices climatiques… Au final, énormément de chance, grand soleil pendant quatre jours et demi… Puis de la neige (pourquoi se contenter de pluie ?). Cinq jours extrêmement fatiguants, physiquement comme mentalement, mais si c’était à refaire on y retournerait sans hésiter. Cinq jours au milieu de paysages à couper le souffle, durant lesquels se succèdent les points de vue qui font oublier le poids du sac et les muscles qui rendent l’âme ! 

7. Survoler Ushuaia à la tombée du jour, Argentine

On a eu la chance de survoler Ushuaia en tout petit avion, Charlotte, moi et « notre » pilote. On vole entre le Mont Olivia et les montagnes autour, le soleil le couche et le ciel s’enflamme, le canal de Beagle et le phare Les Eclaireurs sont plutôt pas mal vus de haut…

8. Flamant rose au Salar de Atacama, près de San Pedro de Atacama, Chili

Le jour se lève à peine, l’eau du Salar est encore calme et un des nombreux flamants roses qui y sont est en train de manger… Le reflet est presque parfait ! Je suis maintenant dans le nord du Chili, en train d’explorer la région autour de San Pedro de Atacama, l’endroit le plus sec du monde.

9. Laguna Colorada, Sud Lipez, Bolivie

Maintenant en Bolivie, en route vers le Salar de Uyuni les paysages sublimes se succèdent mais ne se ressemblent pas… Ici une lagune rose, au petit matin.

10. Salar de Uyuni, Bolivie

On y est ! Le plus grand Salar du monde, et un des endroits qui me fait rêver depuis des années. Nelly est arrivée, la deuxième partie de mon voyage commence, et on immortalise nos retrouvailles dans ce bel endroit…

11. Descendre à vélo la route la plus dangereuse du monde, près de La Paz, Bolivie

Cette route à flanc de falaise dévale des centaines de mètres d’altitude sur quelques kilomètres, la végétation est luxuriante, la route en terre battue est mouillée par les petites cascades qui s’y échouent… Et nous on la descend en VTT !

12. Coucher de soleil sur le lac Titicaca, Copacabana, Bolivie

À la frontière entre la Bolivie et le Pérou, le lac Titicaca est le plus haut lac navigable du monde ! On termine notre séjour en Bolivie dans la ville de Copacabana, et notre hôtel sur les hauteurs de la ville nous offre des couchers de soleil imprenables sur le port.

13. Monastère Santa Catalina, Arequipa, Pérou

Nous voilà maintenant au Pérou, et je tombe littéralement amoureuse du Monastère Santa Catalina…

14. Salineras de Maras, près de Maras, Pérou

Dans la Vallee sacrée, on découvre les Salineras de Maras, une des plus grosses productions de sel du pays. Des centaines de bassins de sel, enclavés dans une vallée verdoyante… Superbe !

15. Machu Picchu, Pérou

J’en rêvais depuis des années, j’ai encore du mal à réaliser que j’y étais ! La splendeur de ce lieu est bien réelle, on découvre l’histoire supposée de sa construction, on se balade au milieu des ruines… Une journée magique.

16. Oasis de Huacachina, Pérou

Après plusieurs semaines en altitude et dans le froid, on n’est pas mécontentes de se mettre en shorts et tongs ! On découvre l’Oasis de Huacachina, on va faire du sandboarding dans les dunes de sables du désert qui l’entoure, on redécouvre avec joie le soleil… Le bonheur !

17. Réserve nationale de Paracas, Pérou

On loue des VTT puis partons explorer la réserve de Paracas, pas vraiment plat comme on pensait, le soleil brille et nos cuisses brûlent ! On découvre une incroyable plage de sable rouge, et des falaises à perte de vue.

18. Pingouins Humboldt, Islas Ballestas, Pérou

Passion pingouins épisode 2, au Pérou maintenant ! Ici ce sont des pingouins de Humboldt et il y en a beaucoup moins qu’à Punta Tombo mais ils sont tout aussi mignons.

19. Trek jusqu’à la Laguna 69, près de Huaraz, Pérou

On reprend les bonnes habitudes de trek, j’avais un peu oublié… J’avais découvert cette lagune sur Instagram quelques mois avant mon départ, et j’avais décidé que j’irai coûte que coûte. Alors après un départ à 5h du matin, 2h de bus et 3h de marche, quand j’arrive en face de cette lagune… J’oublie tout ça, et je resté bouche bée devant la beauté de ce paysage. Malheureusement, aucune de mes photos n’arrive à la cheville de la splendeur de cette lagune, mais ça vous donne une idée…

20. Huanchaco, Pérou

Après dix grosses semaines de voyage en restant en moyenne deux nuits à un endroit, je suis contente de terminer cette aventure au bord de la mer, dans le nord du Pérou… Je pensais faire du surf mais l’eau est vraiment trop froide alors je préfère bronzer et lire tranquillement sur la plage !

Au Chili : le désert d’Atacama

Après avoir découvert la belle Valparaíso, et assez rapidement Santiago, je m’envole vers le nord du Chili : direction San Pedro de Atacama, porte d’entrée du désert d’Atacama, l’endroit le plus sec de la Terre… Je découvre alors un « village » ensoleillé, sec, sableux, aux airs de désert, mais en réalité comptant presque 15000 habitants et peut être autant d’agences touristiques ! Je suis venue sans savoir exactement ce que je voulais y faire (j’avais en préparant ce voyage lu pas mal de choses, et il semble y avoir beaucoup d’excursions possible sans avoir à réserver longtemps en avance), donc je commence par un tour des agences afin de pouvoir comparer les prix et les prestations… Mais il y a tellement d’agences, proposant toutes la même chose plus au moins au même prix, que mon choix se fera un peu au pif : une agence s’appelant Illari, qui organise elle même des tours et qui propose des tarifs assez avantageux. Après discussion avec l’agent, je réserve alors mes excursions des prochains jours…

Salar de Atacama, Lagunas Altiplanicas et Piedras Rojas

Cette excursion d’une journée complète permet de découvrir de superbes paysages dans la région d’Atacama. Nous commençons la journée par le Salar d’Atacama, le plus grand dépôt salin du Chili, grande réserve de lithium par ailleurs. Nous sommes à 2500 mètres d’altitude, le salar s’étend sur environ 3000 kilomètres carrés (oui, trois mille !), les dimensions sont assez démesurées ici… Des flamants roses y vivent tranquillement, ainsi que de nombreux autres oiseaux, la faune y est assez impressionnante. Nous nous promenons dans le salar, il est encore tôt ce qui nous permet de voir les flamants de près, on est gâtés !

Nous nous dirigeons ensuite vers les lagunes de l’Altiplano. Altiplano signifie littéralement « haut et plat », soit des hauts plateaux. On y trouve au Chili une faune et une flore très spécifiques, comme par exemple la plante Rica Rica, assez similaire à l’œil au romarin mais ayant un goût et une odeur très différentes, plante qui est d’ailleurs beaucoup utilisée dans la cuisine (et dans les Pisco Sour) au Chili. Notre guide Nicole nous explique tout très bien, nous décrit cette faune et cette flore au fur et à mesure que nous les rencontrons. Nous arrivons alors aux lagunes, nommées Miscanti et Miñiques. Elles font partie de la réserve nationale « Los Flamencos » (les flamants roses), nous sommes désormais à 110 kilomètres au sud de San Pedro, à environ 4000 mètres d’altitude et on le sent bien ! Nous nous promenons autour de ces belles lagunes, sous un grand soleil, puis reprenons la route, cette fois ci direction Piedras Rojas !

Nous arrivons à Piedras Rojas (« Pierres Rouges ») et découvrons un paysage surréel à nous couper le souffle… Des pierres rouges donnent accès à une lagune turquoise au pied des montagnes, les couleurs sont vives, l’air est frais, les dimensions comme toujours indescriptibles ! Nous restons un moment ici, admirant le paysage, le temps reste suspendu… L’ambiance est incroyable.

Nous reprenons alors la route en direction d’un petit village dans lequel nous déjeunons typiquement chilien (j’ai oublié de faire des photos !). En entrée une soupe de frijoles (haricots rouges) avec des pâtes, en plat une omelette de quinoa et carottes (le quinoa est un produit « courant » ici, il ne pousse qu’à plus de 3500 mètres d’altitude… Et ils ignorent tout de la mode du quinoa en Europe et en Amérique du Nord!), puis nous reprenons la route et faisons un arrêt au village de Toconao dans lequel s’érige la deuxième plus vieille église du Chili (datant de 1750). Nous faisons aussi la connaissance de Stefani, le lama domestique d’une épicerie du village, qui est à ses aises au milieu de tous ces humains !

  • Départ 7h retour 17h, environ 40000 CLP pour l’excursion (sans les entrées des parcs)
  • Entrée Salar de Atacama 2500 CLP
  • Entrée Lagunas Altiplanicas 3000 CLP


Sortie astronomique

À San Pedro, l’air est si sec est le climat si clément que cela en fait un des meilleurs endroits du pays (voire du monde) pour l’astronomie. La NASA y a même installé son projet ALMA, qui sera d’ici un an ouvert au public pour le visiter, ils ont deja découvert 11 planètes similaires à la Terre !

Ici la sortie astronomique se fait avec un gros télescope, c’est la première fois pour moi ! Nous sommes 6, avec deux astronomes et 2 télescopes. Nous sommes donc en petits groupes de 3, et chaque astronome nous explique ce que nous allons voir et comment, et surtout nous installe une table avec des biscuits, des chips, du thé et… du Pisco Sour évidemment ! Je suis avec deux chiliennes d’une cinquantaine d’années, de Santiago, qui voyagent entre copines pour la première fois, elles sont super marrantes et m’appellent Luisita au bout de cinq minutes, notre groupe est fait !

Nous observons en premier Saturne car bientôt nous ne la verrons plus dans le ciel, on ne la voit pas très bien mais on la voit, c’est la première fois de ma vie que je vois une planète « de mes propres yeux », sensation assez étrange mais grisante ! Nous regardons ensuite Venus, tellement brillante ! Puis, la Lune… merveilleuse, nous la voyons très bien, distinguant tous ses cratères illuminés par le soleil. J’arrive même à faire une photo à travers le télescope avec mon téléphone…

Nous continuons ensuite notre exploration du ciel en découvrant des constellations : le triangle austral, Pégase, les 7 sœurs aussi appelées les Pléiades, Orion, le Sagittaire… Et j’en oublie ! Je tombe sous le charme des Pléiades, qui sont les étoiles les plus proches de la terre et qui scintillent à l’œil nu comme au télescope, elles sont superbes. Évidemment, en même temps nous buvons des Pisco Sour histoire de nous tenir un peu chaud ! Le temps file, nos deux heures d’observation touchent à leur fin, alors on demande à revoir la Lune encore une fois tant elle est belle… Soirée assez incroyable !

  • Départ 21h retour vers 23h30, environ 17000 CLP pour l’excursion


Valle de la Luna

C’est une des excursions les plus populaires à San Pedro, vous ne serez donc assurément pas seuls sur le site mais c’est rarement le cas dans la région… Cette ancienne vallée minière est aujourd’hui uniquement un site touristique, devant son. nom à son apparence très lunaire. Le site est gigantesque, certains le font à vélo depuis San Pedro mais cela veut dire pédaler des dizaines de kilomètres sous un soleil écrasant et quasiment sans aucune zone d’ombre, qui plus est sur un sol très sableux… J’ai préféré prendre un tour !

Les paysages changent rapidement, passant de dunes de sables a des formations rockeuses spectaculaires, notamment des grottes dans lesquelles nous sommes allés nous promener un peu, escaladant les rochers puis se faufilant dans les grottes étroites !

L’excursion se conclue au Mirador du site pour admirer le coucher de soleil sur la vallée, les couleurs sont réellement incroyables, on se régale !

  • Départ 16h retour vers 20h, environ 8000 CLP pour l’excursion
  • Entrée Valle de la Luna 3000 CLP


Laguna Cejar

La zone dénommée « Laguna Cejar » est en réalité composée de trois lagunes, dont une dans laquelle la baignade est autorisée – l’eau y est très salée, 400 grammes de sel par litre d’eau (versus 330 dans la mer morte par exemple) donc on y flotte énormément l’expérience est géniale ! L’eau est assez fraîche donc y rentrer relève du petit défi personnel mais cela vaut la peine de se lancer, la sensation est très étrange et très rigolote. Les deux autres lagunes, non ouvertes à la baignade, sont très belles : nous sommes au milieu de rien, le désert à perte de vue et les montagnes a des kilomètres.

La suite de l’excursion se déroule aux « Ojos de Sal », littéralement les yeux de sel : deux trous énormes formés par l’érosion provoquée par le sel, encore une fois au milieu du désert, c’est superbe ! Certains se motivent à s’y jeter, je ne me lancerai pas… J’ai encore froid de la dernière baignade !

Nous finissons l’excursion à la Laguna Tebinquinche, nous nous promenons autour de cette belle lagune aux reflets bleus et verts, avec du sel cristallisé par endroits, puis rejoignons notre guide qui a préparé l’apéro pour que nous puissions admirer le coucher de soleil un Pisco Sour à la main ! Le coucher de soleil est incroyable, le ciel s’embrase devant nous, la soirée est parfaite.

  • Départ 16h retour vers 21h, environ 8000 CLP pour l’excursion
  • Entrée Laguna Cejar 15000 CLP

Geysers del Tatio

Réveil plus que matinal pour cette excursion : le guide passe nous prendre à l’hostel à 4h30, puis nous partons en directions des geysers. En partant si tôt, cela nous permet d’arriver quand l’air est encore très froid (pour nous, -8 degrés Celsius…) ce qui permet de très bien voir toutes les fumées des geysers de la zone. C’est la deuxième plus grande étendue de geysers du monde après Yellowstone aux États Unis ! Des dizaines (centaines ?) de geysers nous entourent alors que nous nous promenons avec notre guide qui nous explique leur fonctionnement, nous sommes à 4320 mètres d’altitude donc l’eau qui bout est à 85 degrés Celsius. Nous la voyons à petits bouillons sous nos yeux, d’énormes colonnes de vapeur/fumée d’en échappant, créant un paysage totalement surréaliste ! Nelly, qui est arrivée hier soir, commence fort en termes d’altitude et d’activité ! On est totalement congelées, alors quand on nous annonce le petit déjeuner, même si c’est dehors on est heureuses de pouvoir boire du thé (de coca évidemment) pour se réchauffer, et combattre un peu le mal d’altitude.

Nous partons ensuite en direction du village de Machuca, un des plus anciens du Mexique. Je tombe alors sur un couple de suisses que j’avais rencontré à Buenos Aires ! Le monde des voyageurs est vraiment tout petit en Amérique du Sud. Dans ce village on a la possibilité de goûter des brochettes de lama au barbecue mais on n’est vraiment pas tentées pour le moment… On visite la très vieille église, puis il est l’heure de repartir vers San Pedro.

  • Départ 4h30 retour vers 12h30, environ 15000 CLP l’excursion
  • Entrée Tatio 10000 CLP


D’autres choses à faire à San Pedro ? Évidemment !

  • Goûter le « mote con huesillo » sur la marché, un dessert typique chilien assez surprenant mais vraiment bon (je n’ai plus le prix en tête mais très bon marché)
  • Aller goûter une glace chez Babalu sur la Calle Caracoles : goûter Rica Rica (une plante endémique de la région) ou Pisco Sour (1950 CLP la glace simple)
  • Prendre un cours de yoga avec Lila, dans le centre en face du glacier Babalu (horaires variables, 7000 CLP la classe, 10000 CLP pour deux classes, prix dégressifs plus on prend de cours)
  • Aller au marché artisanal… Même si l’artisanat est le même qu’en Bolivie, mais plus cher

    Au Chili : l’incontournable Valparaíso

    À une heure trente de Santiago se trouve Valparaíso, que les chiliens appellent Valpo. Un bijou du tourisme chilien, la capitale culturelle du pays qui a vu passer les plus grands, comme Pablo Neruda qui y avait ses habitudes. Aujourd’hui Valparaíso est un des grands centres mondiaux du street art, des artistes tels qu’Inti Castro y sont nés et y ont réalisé des œuvres gigantesques. C’est de manière plus générale un centre artistique très fort, avec de nombreuses animations, expositions, concerts… Les rues sont colorées, les gens tranquilles, le ciel bleu, c’est un petit paradis que j’ai découvert et dont je suis radicalement tombée amoureuse !

    Que faire à Valparaíso ?

    #1 Un tour de la ville à pieds avec Tours4Tips

    Cette association est gérée par des jeunes chiliens passionnés par la ville, son histoire, sa culture, et tout ce qui s’y rapporte. Ils se rémunèrent uniquement par les pourboires donnés à la fin du tour, en général entre 7 et 15 euros par personne – ce qui n’en fait pas un tour gratuit, mais relativement peu cher car cela dure trois heures, et permet de déguster quelques spécialités locales… il y a un tour le matin à 10h qui est le « off beat » c’est à dire hors des sentiers battus, et un à 15h qui est le « highlights » et qui permet de voir les sites les plus importants de la ville.

    J’avais décidé de faire le tour de l’après midi, nous étions assez nombreux donc ils ont divisé en trois petits groupes afin de ne pas avoir plus de 20 personnes par guide. Je suis allée dans le groupe en espagnol mené par Cristian Javier ou « CJ » puis nous avons commencé la visite, au rythme des anecdotes et informations historiques dispensées par le guide. La ville compte entre 42 et 45 Cerros, des collines… Il y a encore débat sur 3 d’entre elles, pas de consensus aujourd’hui décidant si ce sont des cerros ou non ! Nous en visitons deux, le Cerro Concepción (où je loge) et le Cerro Allegre, juste à côté. Les rues sont très colorées, nous longeons des kilomètres de façades recouvertes de street art de haut vol, nous montons et descendons sans cesse, c’est un tour assez sportif ! Nous passons voir Don Sergio dans sa petite boutique afin de goûter ses alfajores (délicieux !), utilisons un ascenseur (voir plus bas dans cet article ce que sont ces ascenseurs), nous promenons le long du port qui fut autrefois le port le plus important du Chili, passons par le quartier yougoslave, admirons des superbes vues sur la ville au détour de rues… Puis rentrons au point de départ où CJ nous fait goûter un shot très chilien : chica y pipeño, deux alcools locaux à base de raisin. C’est très doux et sucré, bonne récompense de toute cette marche ! La visite se termine alors, CJ nous conseille différents restaurants et bars dans la ville puis nous nous disons tous au revoir.

    #2 Visiter La Sebastiana, maison de Pablo Neruda

    Cette visite est incontournable ! Le grand poète chilien Pablo Neruda avait ses habitudes a Valparaíso, et à fini par y acheter une maison, disposant d’une vue phénoménale sur la ville et sur le port, probablement une des plus belles qu’il soit. La maison est sur 4 étages, elle n’est pas gigantesque mais a été décorée avec grand soin, Neruda étant un grand collectionneur. La visite s’effectue avec un audio guide qui existe en 6 langues dont le français, et les différents éléments de la visite permettent de comprendre le contexte de cette maison dans la vie de Neruda, mais aussi d’apprendre beaucoup de choses sur la vie du poète, son engagement politique et son rapport au voyage.

      Entrée générale : 6000 CLP (incluant l’audioguide)

    #3 Se promener au marché El Costanero

    Coloré, animé, populaire… Les raisons d’aller y faire un tour en manquent pas ! Les producteurs viennent ici vendre leurs fruits et légumes, les pêcheurs leur poisson fraîchement pêché, c’est l’endroit parfait pour faire ses courses de manière muy local mais aussi de faire quelques photos !

    #4 Faire un tour en bateau dans le port

    Impossible de rater les vendeurs de ces tours qui hurlent dans le port… C’est une activité assez prisée par les chiliens, qui permet de découvrir Valpo depuis la mer, et de découvrir son grand port, aujourd’hui lieu de villégiature de quelques gros navires de la marine mais aussi de lions de mers ! S’il fait beau, c’est très sympa, sinon je ne pense pas…

      3000 CLP par personne le tour d’une grosse demi-heure (ou peut être une heure, je n’avais pas trop fait attention…)

    #5 Utiliser les « ascenseurs » pour explorer la ville

    Ce qu’on appelle ici « ascensor » est en réalité un funiculaire, et la ville en compte des dizaines, soulageant quelque peu les dures montées des cerros ! Pour environ 100 CLP (l’équivalent de 15 centimes d’euros) l’ascencor permet de monter ou de descendre une portion, ils sont très utilisés par les chiliens et permettent de gagner pas mal de temps… Pour les touristes c’est surtout l’occasion de découvrir ces machines présentes depuis parfois plus de cent ans !

    #6 Se promener dans le musée à ciel ouvert

    Le musée à ciel ouvert est un petit quartier de la ville dans lequel les murs sont consacrés au street art – ce n’est pour autant pas le meilleur endroit de la ville pour en découvrir, mais le concept est sympa et la balade agréable.

    J’ai environ un milliard de photos de la ville, je vous en laisse ici quelques unes…

    Au Chili : 5 jours de trek à Torres del Paine 

    Lorsque nous avons découvert l’existence du parc national chilien Torres del Paine il nous est apparu évident que nous devions l’intégrer à notre programme de vacances… Après nous être renseignées sur les différents moyens de visiter ce parc, nous avons décidé de nous lancer dans le trek « W » en le faisant en 5 jours. 

    Au Chili et en Argentine, les grèves sont un sport national, on le sait mais on croisait les doigts pour passer à travers… Mais quand nous rentrons de Chaltén, la veille de notre départ pour Puerto Natales au Chili, nous rencontrons un couple de Brésiliens qui nous disent qu’ils devaient aller au Chili ce jour mais que leur bus a été annulé car la frontière est fermée à cause d’une grève, ce que d’autres personnes de l’hostel nous confirment… On commence à s’inquiéter on se demande si on va réussir à y aller ou non ! Il est déjà tard donc on ne peut pas aller au terminal de bus ni appeler notre compagnie pour confirmer le bus, on part donc se coucher sans trop savoir ce qu’il se passera le lendemain. Le réveil à 6h30 n’est pas le plus gai du monde car on se dit qu’on va peut être revenir ici dans quelques heures, mais on fait nos sacs tant bien que mal, on avale un petit déjeuner puis on fonce au terminal de bus, en croisant les doigts. On est vite rassurées : le guichet est ouvert et on nous confirme nos billets, le départ est imminent pour le Chili ! Au final la grève n’est pas totale, on mettra beaucoup de temps à passer la frontière car ils sont en effectif réduit, mais on la passe sans problème. Bienvenue au Chili !

    Nous arrivons à Puerto Natales en début d’après midi, allons poser nos affaires dans notre petit hostel aux allures de chalet dans lequel nous avons pris une chambre double afin d’avoir une bonne nuit avant notre trek, puis partons en ville car nous devons louer un réchaud et des bâtons de marche, acheter la nourriture qu’il nous manque, et retirer de l’argent car évidemment il n’y a pas de distributeurs dans le parc ! La ville est très mignonne, assez brute, les gens adorables et nous trouvons sans problème tout ce dont nous avons besoin car beaucoup de commerces sont adaptés aux backpackers se dirigeant vers Torres del Paine. Nous faisons ensuite nos sacs, on ne prend que très peu de vêtements, un sac de couchage et toute la nourriture… Et ça pèse beaucoup plus lourd que prévu ! On essaye de se coucher tôt car demain réveil 5h30, mais on a du mal, excitées comme des enfants la veille de Noël !

    Ci-desssus : une carte du parc national Torres del Paine. En noir ce que nous avons fait en bus, bleu en catamaran et rouge… à pieds !


    Vendredi 21 octobre : le grand départ 

    Après un réveil bien matinal et un petit déjeuner sur le pouce nous partons en direction du terminal de bus, pour un départ à 7h. Le bus est presque vide, c’est le tout début de la saison donc il n’y a pas encore foule (en janvier-février tout est booké en avance !). Nous arrivons à Pudeto vers 9h30, sauf que comme le seul catamaran de la matinée qui peut nous emmener à Paine Grande est à 11h, on a 1h30 d’attente devant nous, il fait certes très beau mais le vent en Patagonie ne pardonne pas, on se les gèle !

    Nous embarquons enfin sur le catamaran, l’aventure commence on ne sait pas ce qui nous attend ! Après 30 minutes de navigation nous arrivons à Paine Grande, un refugio-camping où nous passerons notre deuxième nuit. Mais pour l’heure nous devons partir vers le Camping Grey où nous passerons la première nuit, on nous annonce 3h30 de marche (11 kilomètres) donc on décide de prendre notre déjeuner avant de se lancer. Une fois lancées, on commence prendre la mesure de l’aventure : marcher des kilomètres et des kilomètres avec de gros sacs sur le dos, recevant des rafales de vent très violentes de toutes parts, et bien que le sentier en lui même ne soit pas terriblement difficile, toutes ces conditions rendent le moindre obstacle assez compliqué. Au bout d’une heure à peine on a mal au dos et on en a marre, on se demande si on va vraiment y arriver et si on ne ferait pas mieux de faire demi tour, mais on reprend vite nos esprits, on décide de faire des petites pauses toutes les 30 minutes et cela va beaucoup mieux, on arrive mieux à gérer le port du sac et les rafales de vent se font moins violentes. Les deux kilomètres nous semblent interminables, j’ai mal au tendon d’Achille donc je deviens lente sur les montées, cela nous ralentit beaucoup et me démotive mais je veux vraiment faire ce trek en entier alors j’essaye de ne pas forcer sur mon tendon et je le masse régulièrement. 

    Heureusement Charlotte n’a rien donc elle s’occupe de la motivation des troupes, et surtout nous sommes entourées depuis le début de paysages sublimes, on voit maintenant le Glacier Grey autour duquel nous irons faire du kayak demain ! Nous arrivons enfin au camping, nous avons loué une tente déjà montée avec des tapis de sol qui isolent du froid, ce qui nous évite de les transporter, on ne regrette pas ce choix… On aura mis un peu plus de 4 heures à faire ce premier segment du trek, on meurt de faim donc on décide de dîner à 17h30 et on est loin d’être les seules ! Il est maintenant 20h30 et nous nous endormons, cuites par la journée et sachant que demain nous refaisons le même chemin en sens inverse, mais d’abord nous allons faire 3 heures de kayak autour du Glacier donc il va nous falloir pas mal d’énergie…


    Samedi 22 octobre : découverte du Glacier Grey en kayak 

    La nuit a été bien froide, on ne regrette pas nos sacs de couchage pour températures extrêmes ! Après un bon petit déjeuner (le muesli lyophilisé est vraiment trop bon) on part vers le base camp de Big Foot, avec qui nous avons prévu de faire une excursion en kayak autour du glacier Grey. Le départ est prévu à 9h, nous pensions être avec un groupe mais nous ne sommes que deux avec les deux guides, un vrai luxe. Encore un avantage d’être venues en dehors de la grosse saison ici, car le guide nous informe que pendant la grosse saison il y a une vingtaine de personnes par groupe. Après s’être équipées d’un Néoprène bien épais, d’une parka et d’un casque, nous recevons les consignes de sécurité, le guide passe un moment à nous expliquer ce que nous devons faire si le kayak se retourne… Vu que l’eau est à 3 degrés on est moyennement rassurées mais il nous dit que ça n’est jamais arrivé. On part ensuite en direction du glacier, c’est la première fois en kayak pour Charlotte, cela nous rappelle notre époque aviron, qui n’est pas si loin on retrouve vite nos bonnes habitudes de synchronisation ! On approche du glacier et découvrons des icebergs, qui sont en fait des morceaux de glaciers qui se sont détachés et qui flottent désormais dans le fleuve. Les reflets bleutés sont superbes, le grand soleil que nous avons aujourd’hui encore nous permet d’admirer ces paysages dans les meilleures conditions imaginables. Nous naviguons le long du glacier et autour des icebergs, faisons quelques photos puis allons dans une petite baie, posons note kayak sur la rive puis marchons un peu dans trop savoir où… Nous découvrons alors le glacier vu de haut, majestueux et superbe ! Histoire de rendre ce moment encore plus parfait, le guide nous sert des verres de thé bien chaud et des barres de chocolat, on est au top ! On discute avec eux, ils nous racontent toute l’histoire de ce glacier et du parc. La fonte du glacier est malheureusement très accélérée par le réchauffement climatique, chaque année ils le voient reculer de plusieurs mètres, parfois plusieurs dizaines de mètres, c’est assez terrifiant. On repart ensuite, continuons notre balade en kayak, approchons de gros icebergs et faisons quelques photos devant (on a la chance d’être tombées sur un guide qui proposait tout le temps de nous photographier/filmer avec ma GoPro) puis repartons vers le base camp, cela fait 2h30 que nous sommes parties cela sonne la fin de l’excursion ! On a des étoiles dans les yeux, après la dure journée d’hier cela nous remotive pour la suite.

    Nous rentrons alors au camping Grey où nous avions laissé nos affaires le temps de l’excursion, en profitant pour déjeuner chaud, puis repartons bien chargées en direction du camping Paine Grande où nous allons passer notre seconde nuit, en espérant que ce sera moins rude… Et en effet, bien que nous fassions le chemin en autant de temps qu’hier, nous le vivons mille fois mieux, je n’ai presque plus mal au tendon et il semblerait que nous ayons enfin réussi à bien régler nos sacs à dos pour que ça ne nous fasse plus aussi mal ! Nous arrivons en fin d’après midi au camping, découvrons notre tente qui est super grande, allons prendre une bonne douche chaude puis dînons. De nouveau nous nous couchons très tôt car demain sera la plus grosse journée de marche au programme, avec une dizaine d’heures de marche prévues (heureusement, seulement 4 avec nos sacs à dos !), et il n’est plus questions de laisser tomber, nous irons au bout de ce trek !


    Dimanche 23 octobre : la Valle Francés

    Aujourd’hui, grosse journée de marche : un peu plus de 20 kilomètres prévus (le trek W en compte environ 70). La bonne nouvelle c’est que notre parcours fait une sorte de T à l’envers, nous pouvons donc poser nos sacs à la base du T et les reprendre ensuite, ce qui nous épargne 11 kilomètres de sac à dos ! Nous partons de bonne heure du camping Paine Grande afin d’avoir toute la journée devant nous pour faire ce que nous avons prévu : grimper jusqu’au Mirador Valle Francés. Les premiers 8 kilomètres sont assez plats, et la météo de la journée s’annonce excellente, donc on est ravies ! On arrive au Camping Italiano, on y laisse la majeure partie de nos affaires puis nous partons vers le Mirador, les montées sont au rendez vous… On escalade des rochers, traverse des ruisseaux, enjambe des arbres puis finalement nous arrivons tout en haut et découvrons une vue sublime sur les montagnes alentours, on n’est pas déçues du voyage ! On en profite pour y déjeuner puis nous repartons car l’heure tourne, les descentes ne sont pas tellement plus rassurantes que les montées on n’ira pas plus vite qu’à l’aller… Mais tous les paysages qui nous entourent nous régalent, la lumière est incroyable, on ne revient pas de la chance qu’on a niveau météo. Une fois arrivées au Camping Italiano on récupère nos affaires puis partons en direction du Camping Francés où nous allons passer la nuit. Ce n’est qu’à une demi heure de marche donc même si la perspective de porter nos sacs ne nous réjouit pas, celle d’un bon repas chaud si, alors on les fait sans ronchonner ! On conclut ainsi cette troisième journée de trek, on a maintenant fait 43 kilomètres il nous en reste une trentaine pour les deux jours à venir. On commence à être vraiment usées par les nuits glaciales dans nos tentes et par le rythme quotidien des marches, mais les paysages qui nous entourent sont tellement beaux qu’on oublie rapidement les compromis faits sur le confort ! Après un superbe coucher de soleil sur le grand lac que nous voyons depuis notre tente, nous nous endormons au son des ronflements de nos voisins qui n’ont pas l’air en plus grande forme que nous…


    Lundi 24 octobre : du Francés au Chileno

    Au programme aujourd’hui : 14 kilomètres avec nos gros sacs à dos ! Même s’ils sont plus légers qu’au début car on a mangé la plupart de la nourriture, il nous reste quand même pas de choses et les sacs nous paraissent toujours aussi lourds… Mais nous avons toujours le soleil avec nous donc la journée s’annonce plutôt belle ! Nous allons aujourd’hui longer le lac Nordenskjold d’ouest en est, première étape le Camping Cuernos où nous nous arrêtons déjeuner, profitant de l’espace cuisine dans lequel nous pouvons utiliser notre réchaud. Nous repartons ensuite, en direction du Camping Chileno où nous allons passer la nuit. Aucun arrêt sur la route, une dizaine de kilomètres à parcourir… Heureusement les paysages que nous découvrons sont à couper le souffle, nous faisons quelques pauses photos et snacks sur le chemin, cela commence à être dur physiquement pour toutes les deux donc on s’arrête régulièrement quelques minutes pour reprendre des forces. Enfin, nous voyons notre refuge de (très) loin, il nous reste encore beaucoup de montée, seul point positif on se dit que demain en repartant ce ne sera que des descentes ! Nous arrivons en fin d’après midi au Camping, comme hier notre tente est sur une plateforme en bois car le sol est très pentu. Comme nous ne pouvions louer la tente qu’avec le full board (dîner, petit déjeuner et dîner) c’est la nuit qui nous coûte le plus cher, a plus de 80 euros par personne ! Mais ce petit dîner cuisiné est plus que bienvenu, c’est l’occasion de dîner au chaud, sur une table et avec des couverts, cela nous réchauffe bien avant de nous mettre au lit. Le ciel commence à se couvrir de gros nuages, on a un peu peur pour la météo demain, on espère avoir encore une journée de grand soleil car demain nous allons enfin voir les « Torres » qui donnent leur nom au parc, et qui sont le point de vue emblématique de cet endroit. Le réveil est mis à 5h45, on prendrait presque l’habitude…


    Mardi 25 octobre : les Torres et la fin du trek

    Enfer et damnation nous découvrons que quelqu’un nous a mangé notre petit déjeuner, qui avait été préparé hier soir pour que nous puissions le manger a 6h et partir ensuite faire notre rando. Nous attendons donc 7h le début officiel du petit déjeuner pour ne pas partir le ventre vide, puis attaquons bien couvertes (il a plu cette nuit, il pleut encore un peu et il fait bien froid) notre trek qui devrait durer environ 2h30 à l’aller et 2h au retour. Le temps ne va pas en s’améliorant, il se met même à neiger… Mais on continue d’avancer, en se disant que le soleil sortira peut être… Il ne sortira pas, les Torres sont coincées dans le brouillard mais le spectacle n’en est pas moins magique, la lagune est d’un beau turquoise et l’ensemble est assez surréaliste. On reste un moment à contempler ces splendides tours puis quand nous avons pieds et mains congelés nous décidons qu’il est temps de repartir. Direction le Chileno, nous déjeunons puis récupérons nos gros sacs à dos, direction l’Hotel Torre, hôtel de luxe dans lequel nous ne dormirons pas (en basse saison les chambres sont entre 200 et 600 dollars…) mais dans lequel nous boirons un verre, en récompense de nos efforts de ces derniers jours ! L’heure passe vite et nous prenons ensuite notre bus pour Puerto Natales, retrouvons notre hostel de l’aller, prendre une douche nous a rarement autant fait de bien, tout comme dormir dans des draps propres et chauds… On réalise que ça y est, on l’a fait ! 5 jours de trek en Patagonie, question sortie de zone de confort on est bonnes je crois !


    En pratique :

    • Bus A/R depuis Puerto Natales : 18000 CLP
    • Entrée du parc : 21000 CLP pour les étrangers
    • Catamaran de Laguna Amarga/Pudeto à Paine Grande : 18000 CLP
    • Excursion en kayak au Glacier Grey : 60000 CLP

    Le logement dans le parc : il existe des refugios (lits), des campings payants (possibilité de venir avec sa tente ou d’en louer une sur place) et des campings gratuits. Nous avons décidé de camper en louant une tente à chaque fois ainsi que des tapis de sol isolant du froid, afin de ne pas avoir à porter nos tentes. Cela nous donne accès aux douches et sanitaires du camping payant, et aux espaces pour cuisiner, et cela revient beaucoup moins cher que les refugios donc c’était pour nous le bon compromis. Compter tout de même environ 45 euros par nuit pour un emplacement de tente, la location d’une tente pour deux et deux matelas de sol isolants.

    La nourriture dans le parc : les refugios proposent des repas cuisinés pour le petit déjeuner, le déjeuner et le dîner mais encore une fois c’est assez cher, compter 40-60 euros par jour et par personne pour avoir le « full board » soit ces trois repas. Nous avions pour notre part décidé de faire ce que fait la majorité des gens qui viennent ici, louer un réchaud et se préparer nous mêmes nos repas, nous avons donc amenés des sachets de repas lyophilisés (type MX3), des soupes/purées en poudre, des conserves de thon/sardines, des petits pains pita, des fruits secs et des amandes, des barres de céréales et des bonbons. Il est par ailleurs possible d’acheter de la nourriture dans le parc, dans les mini markets de certains refugios, c’est beaucoup plus cher qu’en dehors (2 à 4 fois plus cher) mais c’est une solution de secours.

    Quand y aller ? La haute saison est de decembre à février, mais la saison commence dès le mois d’octobre. Fin octobre et novembre semblent être un bon compromis, la météo commence à s’adoucir et le parc n’est pas bondé, ce qui rend l’organisation un peu plus facile car il n’est pas nécessaire de réserver très en avance les refugios ou emplacements de camping. Par ailleurs, il arrive que les mini markets soient vides en haute saison.

    D’est en ouest ou d’ouest en est ? C’est la question qu’on vous posera et que vous poserez des que vous rencontrerez des gens qui ont fait ou qui vont faire le W… Le faire d’ouest en est semble être le sens qui permet d’avoir le plus de belles vues, c’est donc celui que nous avons choisi.

    Quel matériel emmener ? Les bâtons de marche sont très recommandables bien que non indispensables. Ils aident beaucoup en montée comme en descente et soulagent bien les genoux, qui ne se prennent pas tout le poids du corps pendant les descentes. Ils sont louables facilement dans toutes les boutiques de location de Puerto Natales, compter entre 2000 et 3000 CLP par jour pour une paire de bâtons. Pour les vêtements, des premières couches en merinos sont indispensables, des chaussures de marche imperméables type gore tex, une parka imperméable avec capuche, une polaire, un pantalon de marche, des chaussettes montantes de randonnée, un bonnet, des gants, des lunettes de soleil, de la crème solaire (indispensable!), un tour de cou, des dessous adaptés au sport. Les plus légers étant toujours les meilleures options car vous allez tout devoir porter ! Et ne pas oublier les tongs et la serviette toute fine qui sèche vite pour la douche :) D’autres choses utiles sont une lampe frontale car vous marcherez probablement la nuit (ne serait ce que pour un pipi nocturne), une lampe de poche dynamo, une trousse de secours bien fournie (le voltarène est incontournable!), plusieurs gourdes qui s’attachent facilement au sac à dos, quelques mousquetons pour accrocher vos affaires, une couverture de survie, un sac de protection contre la pluie pour votre sac à dos, une batterie externe pour recharger votre appareil photo (ce serait dommage de n’avoir que la première moitié du trek en photo).